Club de lecture

La prochaine séance du Club se tiendra le

          – mercredi 5 octobre 2022  à  10:00 h à l’AVF

Nous avons décidé de lire :      

– Les abeilles grises   de   Andreî Kourkov        432 pages   Babelio    4.39 /191 notes

Dans un petit village abandonné de la «zone grise», coincé entre armée ukrainienne et séparatistes prorusses, vivent deux laissés-pour-compte: Sergueïtch et Pachka. Désormais seuls habitants de ce no man’s land, ces ennemis d’enfance sont obligés de coopérer pour ne pas sombrer, et cela malgré des points de vue divergents vis-à-vis du conflit. Aux conditions de vie rudimentaires s’ajoute la monotonie des journées d’hiver, animées, pour Sergueïtch, de rêves visionnaires et de souvenirs. Apiculteur dévoué, il croit au pouvoir bénéfique de ses abeilles qui autrefois attirait des clients venus de loin pour dormir sur ses ruches lors de séances d’«apithérapie». Le printemps venu, Sergueïtch décide de leur chercher un endroit plus calme. Ayant chargé ses six ruches sur la remorque de sa vieille Tchetviorka, le voilà qui part à l’aventure. Mais même au milieu des douces prairies fleuries de l’Ukraine de l’ouest et du silence des montagnes de Crimée, l’œil de Moscou reste grand ouvert…

 

Ce livre n’est pas en poche, c’est la seule fois cette année, nous avons pensé que nous pouvions faire cet effort.

Pour cet été voici quelques propositions de lecture :

Le lac de nulle part  Peter Fromm

À l’initiative de leur père, Trig et Al, des jumeaux, se rendent dans la région des lacs au Canada pour une expédition d’un mois alors qu’il ne leur avait pas donné de nouvelles depuis longtemps. Sauf que ce n’est pas vraiment la saison. C’est en novembre. Leur mère cherchent à les joindre mais n’y arrive pas. Elle n’aura pas tort de s’inquiéter car leur père a un comportement assez curieux et surtout très distrait. Les jumeaux se retrouvent perdus au milieu de cette nature. Heureusement, ils avaient l’habitude des expéditions avec leur père. Je ne savais pas trop où mènerait l’histoire mais on ne peut que se laisser emporter par l’écriture de Pete Fromm. J’ai été séduite par la relation entre frère et soeur puis la description de cette nature époustouflante et effrayante à la fois. L’histoire familiale se révèle à travers les conversations entre frère et sœur, leurs confessions réciproques et leur retour sur leur relation si différente avec leur parent. Le nature writing est bien marqué. J’ai beaucoup aimé le souffle qu’apporte les décors, l’étendue des espaces dans lesquels nos personnages se perdent. Cette nature qu’ils doivent apprivoiser pour survivre, au milieu de nul part se dévoilant leur vie au fur et à mesure. Pete Fromm m’a de nouveau emportée joliment avec son écriture, ses personnages si déroutants, touchants et une magnifique histoire.

 

Le naufrage de venise  Isabelle Autissier

Venise la belle, Venise la superlative, ses accumulations de palais, de places, de canaux, d’églises et de raffinements divers, n’a pas résisté. Une vague, une seule, gigantesque et mortifère, a suffi à l’engloutir tout entière et à réduire sa magnificence à néant. Le système MOSE (Moïse), savante et impérieuse combinaison de soixante-dix-huit écluses installées à grands frais et supposées – comme le prophète – apprivoiser les eaux capricieuses de la lagune, a bel et bien failli. La ville est détruite, les victimes innombrables. Noyée la Sérénissime ! Submergée la Cité des masques !
Avant ce cataclysme tant redouté, la famille Malegatti se déchire depuis longtemps face à la menace. Guido, le père, entrepreneur sorti du rang et conseiller aux affaires économiques de la ville, ne jure que par le tourisme de masse et le MOSE tutélaire. Maria Alba, son épouse, descendante des Dandolo de Cantello, a contre elle, comme la Venise qu’elle vénère, de se satisfaire de ses habitudes de belle endormie. Léa, leur fille, a 17 ans seulement mais des dispositions de boutefeu et des inclinaisons de Lolita pas forcément innocentes mais résolument militantes.
Au gré d’un roman haletant, Isabelle Autissier a choisi ces trois guides si particuliers pour rapporter les charmes et les outrances d’une Babel en sursis. Et fait siennes leurs convictions et leurs contradictions pour anticiper un désastre environnemental on ne peut plus réaliste. Conteuse hors pair doublée d’une conscience écologique éclairée, l’ex-navigatrice conduit cette fable à sa guise jusqu’à la transformer en un cauchemar entêtant.

 

Le Prince des marées  Pat Conroy

Dans le sillage des grands noms de la littérature du Sud des États-Unis, Pat Conroy s’est imposé en 1986 avec un chef-d’oeuvre, Le Prince des marées, aujourd’hui réédité dans une traduction révisée.
Au coeur des somptueux paysages maritimes de la Caroline du Sud, cette « histoire d’eau salée, de bateaux et de crevettes, de larmes et de tempêtes » fouille la mémoire d’une famille troublée, dans un Deep South encore marqué par la ségrégation raciale.
Tom, Luke et Savannah Wingo ont été élevés à la dure, entre joies et tragédies, par un père pêcheur de crevettes, alcoolique et violent, et une mère fantasque et mythomane. C’est cette vie-là que va raconter Tom à la psychiatre Susan Lowenstein après la énième tentative de suicide de sa soeur, désormais installée à New York. Pour aider la thérapeute à sauver Savannah, Tom accepte de se replonger dans les souvenirs d’une enfance marquée par un terrible secret.
Ses confessions, empreintes d’humour et d’émotion, vont faire revivre la bouleversante saga du clan Wingo. Et peut-être leur offrir à tous une chance de rédemption.

 

Si vous désirez d’autres titres faites le moi savoir par un mail, je me ferais un plaisir de vous satisfaire.

Bonnes vacances, profitez bien.

Je vous souhaite de bon moment de lecture.

Jean François Kerdraon.